Un conte du monde Nouveau : la petite fille et la maison de l’âme

7 novembre 2020

Un conte d’un genre nouveau, inspiré du monde nouveau ? Sa structure est traditionnelle, son personnage et sa situation – une petite fille perdue dans la forêt – aussi. Sa symbolique est nouvelle. Découvrez ce conte aussi en audio à la fin.

Une histoire inspirée

Le monde actuel, basé sur la séparation et la peur, semble vivre ces dernières années dans de derniers soubresauts d’événements dramatiques tant naturels, qu’économiques, politiques, écologiques et sociaux. Nous sommes peut-être entre l’oméga d’un monde finissant et l’alpha d’un monde Nouveau. Un monde basé sur l’amour et l’interrelation et non plus sur la peur. Et pour permettre à ce monde d’advenir, nous avons, à muter, à nous retourner, à trouver en nous cette Source divine à laquelle nous sommes appelés à ressembler. Telle est l’intuition de nombreux (é)veilleurs et cheminants spirituels.

Ce conte m’ a été comme “dicté” depuis une autre dimension. J’ai l’intuition qu’il m’est soufflé par des êtres de lumière qui nous aident, pauvres Homo sapiens, à nous transformer en Homo sacris ou Homo divinus. Cette histoire a la structure des contes traditionnels mais elle semble faire appel à un imaginaire, une symbolique différents. Je la perçois comme un conte de passage.

La petite fille et la maison de l’âme

Il était une fois une petite fille dans une forêt sombre. Elle était perdue, elle ne voyait que du noir autour d’elle. Il faisait froid. Elle était entourée de bruits étranges. Des craquements, des feulements. Des yeux jaunes semblaient clignoter autour d’elle. Le moindre mouvement l’effrayait. Mais surtout, elle était perdue. Elle ne savait pas où elle était, et elle ne savait pas comment rentrer.

Rentrer où ? Telle est la question. Rentrer à la maison, mais pas celle de ses parents, la maison de son âme. C’était elle qu’elle cherchait dans la forêt. C’était elle qu’elle cherchait avant de se retrouver dans le noir. Elle ne savait plus si elle devait avancer à tâtons dans le noir ou rester là, perdue, acceptant d’être perdue d’avoir peur. Acceptant le noir complètement. Elle était perdue entre ces deux possibilités. Elle était perdue tout court.

Alors, au fond d’elle monte le OUI, l’acceptation d’être perdue. Elle s’assied, elle est là, elle est perdue et elle est oui. Oui avec le fait d’être perdue dans cette forêt noire qui lui fait peur. Dans cette forêt noire sans lumière. Elle a toujours peur. Le moindre bruit la fait sursauter mais pourtant, profondément, à l’intérieur, elle est oui. Oui avec cette peur, oui avec ces sursauts, oui avec le fait d’être perdue, d’avoir perdu la maison de son âme et de ne pas pouvoir retourner non plus à la maison de ses parents.

Passe un temps indéfini, indéfinissable. Des minutes, des heures peut-être. Et soudain, il y a comme une étincelle, au plus profond d’elle qui s’allume. Qui passe dans sa bouche et alors qu’elle ouvre la bouche, sort. Cette étincelle est maintenant dehors, dans la forêt. Et, elle bouge. La petite fille se lève, la regarde, émerveillée. Il y a de la lumière enfin, il y a de la chaleur. Mais ce n’est pas la maison de son âme. L’étincelle se met à bouger et la petite fille la suit, intriguée. Elle la suit à travers la forêt même si elle ne voit rien. La fillete avance prudemment mais l’étincelle ne va pas vite de toute façon, comme si elle l’attendait. Elle bute parfois sur des obstacles mais elle avance, toujours guidée par l’étincelle et globalement, le chemin est serein, sans trop d’embûches.

Et, à un moment, la petite fille débarque dans une clairière. Une clairière où un grand feu brûle, un énorme feu de joie qui monte haut, très haut, jusqu’au faîte des arbres. Le feu est chaud, il crépite. Il est là, tout seul, il n’y a que le bruit du feu. Et l’étincelle est là, pas loin de ce feu. Et, soudain, va le rejoindre.

La petite fille ne sait pas si elle doit rejoindre le feu comme l’étincelle. Ou rester là à le regarder. Comme lorsqu’elle était perdue, là-bas dans le noir, elle accepte de ne pas savoir quoi faire. Elle s’assied devant le feu, le regarde, l’écoute, l’observe : ses mouvements, ses couleurs, la vie qui l’anime. Et elle entre dedans en pensée. D’un coup, elle est pleinement dans ce feu. Elle vit dans ce feu, elle participe à sa danse, à ses couleurs. Il fait chaud mais elle ne brûle pas. Il fait juste bon. Juste la température idéale pour se sentir bien : ni trop chaud, ni trop froid, parfaite. Le mouvement parfait, les couleurs optimales. Elle est bien. Elle est hors du feu et dedans en même temps.

Et d’un coup elle se réveille. Elle est dans son lit, dans la maison de ses parents. Et elle sent ce feu brûler en elle. Le feu de son rêve est entré dans sa poitrine, dans le haut de son cœur. Et elle brûle, rayonne et son âme sait qu’elle a retrouvé sa maison.

La petite fille et la maison de l’âme, en audio

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